Chaque jour j’écris de petits textes,
comme pour vider le sacs de mes souvenirs,
où certains sont si bien cachés
que je suis obligée de faire cela pour les retrouver…
Chaque jour j’écris de petits textes,
comme pour vider le sacs de mes souvenirs,
où certains sont si bien cachés
que je suis obligée de me faire de la place pour les retrouver…
Chaque jour je cris sans bruit dans le sac de mes souvenirs,
où certains sont si bien cachés que je peine à y mettre le nez, tant ils sont serrés.
Je me creuse la tête, je joue des coudes pour bousculez les plus récents,
et je m’enfonce doucement vers le fond, le noir, l’oubli, le rien…

Chaque jour je crie en écrivant des mots…et des maux…
et je m’ôtes chaque jour le poids d’un souvenir tombé tout au fond de mon sac…
Et que j’ai recueilli.
Je le crie en grattant le grain du gris papier,
d’une plume légère en acier, trempée dans l’encrier,
gravant, griffant le grimoire improvisé
d’un écriture au graphisme gribouillis, graffiti, chagrin,
égratignant, écorchant le manuscrit octroyé,
réceptacle de souvenirs oubliés, en mot à mot,
résumant le lointain de ma vie,
le lointain de ma jeunesse,
le lointain de mon enfance,
l’horizon de ma naissance,
où se mêlent évidemment, par la déchirure au fond du sac,
les souvenirs des autres qui viennent aussi puiser au fond de leur sac,
leurs souvenirs enfouis,
parfois, les leurs, parfois, les miens…
De chaque jour,
lorsque j’écris un souvenir,
venus du fond du sac,
du fond de l’oubli,
je laisse la trace du souvenir,
souvenir de ce jour qui s’enfuira bien vite lui aussi,
au fond du sac….
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Bonjour Joëlle,
J’aime ce sac si profond où dorment les souvenirs. ce sac où la plume plonge et se teinte de leurs couleurs sombres ou lumineuses. souvenirs qui se réveillent d’autres, s’emmêlent, s’enlacent puis retombent dans l’oubli jusqu’à ce qu’un jour… un rien.. les ranimera…
Merci Joëlle pour ce partage touchant
Douce journée
A bientôt
Martine
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Je lui dirai à Jean-François… 🙂
C’est un très bon exercice de mémoire surtout quand la contrainte demande à être précis !
Belle soirée, bises
Joëlle
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Bonjour Joëlle. Je suis comme toi : j’adore écrire, raconter des souvenirs, des anecdotes. J’aime beaucoup le texte de Jean-François. Ca me rappelle mes dix ans. Bisosu
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Wouaahhh… Erin,
Bien le rebond dans le sac de femme ! J’adore !
Je me suis bien évidement trouvé dans ce genre de situation… Rien pour écrie ! J’avais mon Iphone alors j’ai enregistré… Mais c’est pas pareil. Quand aux mots d’urgence pour un tiers… Toujours un ticket de caisse dans une poche ou le portefeuille.
J’ai toujours un carnet dans mon sac depuis, comme toi.
😀
Merci pour ce commentaire original.
Bel fin de dimanche.
Joëlle
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Bonjour Jazzy,
Oui, j’aime aussi écrire sur papier… J’ai plein de carnets, des grands, des petits… Dans mon sac à main, sur ma table de nuit, dans ma sacoche d’appareil photo…
Mais je suis aussi très souvent sur mon ordinateur !
Merci de ton commentaire…
Bises,
Joëlle
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Eh bien, comment ai-je fait pour ne pas lire ce poème. Je suis tombée dans le fond du sac, c’est un piège à oubli, un charme… je ne vois pas d’autre explication !
Il y a beaucoup de choses dans un sac de femme, et certaines s’y perdent. Plus le temps passe et plus j’allège le contenu du mien, mais il est hors de question que je sorte sans mon carnet. Les mots en cas d’urgence je les écrirais où ? Sur un ticket de caisse, sur mon chéquier ? J’ai aimé lire ce texte où la force du souvenir, de la mémoire est prégnante. Bon dimanche ! Erin
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Bravo j’aime beaucoup , je me demandais si tu écrivais aussi sur papier , j’ai éprouvé ce besoin de parler avec le papier , pas avec la plume et l’encrier (bien qu’aimant la calligraphie je n’utilise plus quand même ce moyen) mais avec le stylo ou le crayon . Maintenant je suis presqu’ exclusivement à triturer les touches de mon clavier .
Bisous
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Oui Philippe, pour tout le monde il y a de bons et de mauvais souvenirs, mais finalement, vaut mieux garder en tête que les bons pour ne pas se gâcher la vie… Le présent. C’est presque une manière de survivre !
Un beau soir Philippe, Et attention de ne pas te faire mordre en glissant ta main dans le sac… 😀
Joëlle
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Bonsoir Clara,
Oui et parfois c’est eux qui remontent à la surface, sans qu’on ne demande rien ! Alors ….
Merci Clara pour ton gentil commentaire, et une belle soirée !
Joëlle
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Bonsoir Flipperine,
Tu as raison. Mais parfois un récit peut être libérateur… Les deuils, les ruptures, ces blessures sur le papier, une fois raconté peuvent permettre une forme de soulagement…
Merci pour ton passage,
Amicalement
Joëlle
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Bonsoir Cathy et merci d’avoir fait un détour pour écouter mes murmures. J’ai un peu renoncé au tri des souvenirs, c’est ce que je vis chaque jour, des p’tits trucs, parfois des p’tits riens qui m’inspirent. La lecture ou relecture de certains auteurs parfois…
Bonne soirée Cathy,
Joëlle
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Pas toujours facile de glisser la main dans le sac des souvenirs.
Certains sont lourds, d’autres plus légers… et parfois, mieux veut qu’il reste fermé.
Bise.
Philippe.
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Bonjour,
Chacun de nous a en effet un très grand sac de souvenirs, ils s’entassent et des fois, on va en chercher un tout au fond, un qu’on avait oublié ou bien qu’on voulait oublier !
Beau texte en tous cas.
Bonne journée et amicalement.
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écrire pour se soulager, mais parfois dur de faire un récit sur un souvenir qui a fait mal
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Bonjour Joëlle,
Tu as utilisé ici une très belle métaphore pour exprimer ton besoin d’écrire.
C’est effectivement comme si l’on vidait son sac… Qu’il s’agisse des souvenirs enfouis, comme des plus récents, notre plume nous aide à « trier », à y voir plus clair…
Ton poème me parle beaucoup, et nombreux sont les poètes qui se reconnaîtront en lui.
Merci pour ce partage. J’apprécie beaucoup l’illustration également.
Douce journée !
Cathy.
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Coucou Jean-François,
Il me semble oui, l’avoir déjà lu, ou une partie peut-être… Il est magnifique ce poème ! Je ferme les yeux… Et tu me relis ce passage…
« Sans aucune télé, mieux qu’une musique, surgissaient des surprises
Je fixais des crécelles sur les roues de mon vélo
Je traînais dans la rue
Mon orchestre invincible. »
OUi… Je l’entends moi aussi ce bruit de crécelle, ton orchestre invincible…
C’est l’un de mes p’tit voisin, Jean qui fait du vélo avec moi dans la rue, devant notre immeuble… Il a fixé une carte à jouer avec une pince à linge et la carte frotte les rayons de la roue…
Une belle bicyclette rouge reçue comme unique cadeau à ce Noël 1964…
Je vis dans une curieuse nostalgie depuis quelques jours… Il va falloir que je mes secoue… Et non,, il parait que cela fait su bien de « cultiver » la nostalgie ! Il faut juste garder les pieds sur terre…
Belle participation élève Jean-François… Merci d’être venu dans ma bulle.
Bises
Joëlle
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Bonsoir EvaJoe,
Oui, mais mon sac est fendu, et des souvenirs intrus se mêlent aux miens… Difficile à gérer… (Pure fiction bien sur sinon… direct chez le psy – rires…)
Avant, avant, (on dit avant, mais avant quoi ???) j’écrivais quand j’étais amoureuse et triste… Maintenant, c’est un autre exercice, les textes sont différents mais j’écris dans toutes les circonstances, plus besoin d’être triste, et amoureuse, je le suis en permanence (amoureuse, bien sur !:-D …
J’ai remarqué que l’exercice pratiqué chaque jour, la facilité de l’écriture s’accroît. Qu’en penses-tu ?
C’est pas tout ça… Je bosse pour d’autres aussi.. Alors j’y retourne…
Au fait,
La maison, en fond… C’est une de mes nombreuses prises de vue, mon autre dada : la photo… L’origine de ce blog, c’est justement de parler des vieilles maisons… en vers ou en prose, pour mémoire , http://sousleporche.apln-blog.fr/2013/09/21/les-vieilles-maisons-pensais/, et je n’utilise à 99,5% que les photos pour les blogs…
Belle soirée EvaJoe, je reviendrais, mais là, j’ai du boulot…
Bises,
Joëlle
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Hello Didier le poète,
Tout les sujets sont bons pour faire une poésie et je te sais très habile, presque chaque jour… Merci Didier, d’avoir laisser une petite place à mon sac, dans ton armoire, près de ton grimoire…
Belle soirée !
bises
Joëlle
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Coucou Martine,
Le côté répétitif comme un exercice, pour les jeux des mots… Un hasard qui m’a fait copier coller deux fois la même phrase sur une page blanche et je n’ai changé tout d’abord que quelques mots en fin de phrase, puis l’envie d’aller plus loin s’en est mêlée…
Belle fin de journée,
Joëlle
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Quelle bonne idée que tu as eu là, de fouiller dans ton sac et de le vider de tes souvenirs. Mais rassure-toi il deviendra vite le tonneau des Danaïdes et se laissera remplir de nouveaux souvenirs, ou peut-être les mêmes vus d’un autre œil (clin d’œil à la photographe, qui développe autant qu’elle « shoote » avec brio).
Alors comment ne pas laisser ma contribution avec ce texte que tu as peut-être déjà lu, sur l’été de mes dix ans. Avec toute mon amitié, je t’embrasse… et j’aime beaucoup ton initiative. Voici le texte :
L’été de mes dix ans
Sous une caresse invisible, les champs ondulaient de plaisir.
Le soleil chauffait le goudron, un lézard s’enlisait.
Une odeur aérienne
Avait le goût du foin.
Les tomates éclataient sous mes doigts, dans ma bouche. Un désir
Si rouge qu’un soleil palissait. Innocente empressée
Oubliant mésanges
Et grillon du matin…
Sans aucune télé, mieux qu’une musique, surgissaient des surprises
Je fixais des crécelles sur les roues de mon vélo
Je trainais dans la rue
Mon orchestre invincible.
Cet univers était si grand, et mes jambes sans varices
Je coursais les malins autour du pré, le vent dans le dos
Des chemins, tous, j’ai vu
Chaque caillou invincible.
Derrière la masure, il y avait la forêt
J’ai caressé les arbres sans connaître leur nom
Et aussi et encore je leur parlais
Parfois je mangeais leurs fruits.
Les animaux, ceux que je n’ai jamais vus, m’effrayaient
Des chasseurs inquiétants juraient, dévots et démons
Qu’un jour ils les tueraient
Dans la forêt, c’était le prix.
L’automne viendra, ils s’organiseront le dimanche
Depuis… les renards ont disparu, les loups aussi
Plus de forêt, canopée desséchée
La chasse c’est la guerre
Un jour il y eut des hommes, déchargeant parpaings et planches
Ils ont chassé les vieux qui s’éternisaient à mourir. C’est ainsi.
Vieilles maisons, hommes déchus
Le village : prospérité en devenir…
Les semaines passèrent, le soleil s’affaissait, mes pas
Me guidaient vers l’école, les arbres rougissaient des excès de l’été
L’instituteur curieux
Ramassait les copies
La sentence ! Raconter nos vacances, nos voyages, nos repas
Certains n’avaient pas la patience d’écrire, ils criaient leurs exploits
Il n’y a pas eu mieux
Que cette nouvelle vie.
L’odeur de la craie tuait les fragrances de la boutique de l’épicier
Je n’aimais pas ces tomates, celles dessinées sur la boîte.
Je rendais ma copie
Rédigée au présent…
C’était loin des villes, du métro, des lumières et des banquiers
C’était dans mon village, il n’y avait que les champs qu’on exploitait,
C’était toute une vie
L’été de mes dix ans.
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Au fond de ton sac il y a tes souvenirs, ils n’y sont plus enfouis puisque ta plume les fait revivre.
Qu’ils soit gais ou tristes ils auront le mérite d’exister et d’être connu.
Parfois écrire libère la parole, les souvenirs mis au grand jour peuvent disparaître si ils sont triste…Les beaux continuent de briller, mais au fond du sac en se serrant les uns contre les autres tristes et heureux ont partagés joies et peines.
Merci pour ce beau texte mis sur la communauté des Passeurs de mots.
Est-ce un morceau de ta maison que nous voyons en arrière-plan, je trouve que c’est beau et cela donne envie d’écrire sur les vieilles pierres.
Merci encore et belle journée pour toi.
Bisous d’EvaJoe
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bonjour Mamie-jo
toi tu as un sac pour tes souvenirs qui entrent et sortent au gré de tes mots et tes maux j’aime beaucoup ce rangement des souvenirs qui pour se trouvent dans une armoire en compagnie de mon grimoire..
merci de ce beau partage..gros bisous et bonne journée..
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Bravo. J’aime beaucoup ce sac qui se vide et se remplit au gré de ta plume.
Écrire permet d’évacuer certains souvenirs et d’ainsi mieux supporter le quotidien et préparer l’avenir.
Beau mardi.
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