Un livre… Bashō, Seigneur ermite, l’intégrale des Haïkus, édition bilingue….
Voilà un magnifique support pour apprécier la vie, admirer le « travail » de ce grand maître. S’il est vrai qu’il est l’auteur de plus de deux mille haïkus, ce livre me permet d’en découvrir plus de neuf cent cinquante… Alors j’en sèmerai quelques-uns pour avoir le bonheur de les illustrer…
Bonne réflexion !
Mes yeux étincellent d’avoir tant désiré la floraison – Cerisiers pleureurs
Toutes ces fleurs écloses dans le vent printanier éclats de rire
En 1680, Bashō a 37 ans…
Ah ! le printemps, le printemps, que je printemps est grand et ainsi de suite
Il est des jours comme çà, de grands moments de vie Vous entendez tous bas dans le creux de l’oreille « Ne t’endors ma mie, tu verras ce jourd’hui, Le soleil, la joie et de belles nouvelles ! »
Je lui donne confiance, acceptant son audace Savoir avant les savants qu’il va bien ! Mais je supplie le ciel d’être là pour faire face Aux nouvelles dont on ne sait jamais la fin.
Le ciel ou autre chose, a ouï cette requête Et a broyé mes doutes, donnant à lui raison Et la belle nouvelle virtuelle, n’étant plus secrète Est arrivée tranquille sur mon doux horizon.
Pour peu que l’on en ait grande envie… On le crie haut et fort, ce bonheur ! Oui, la vie est belle, oui, belle est la vie Qui nous donne parfois un peu de sa douceur !
Un bel été mes aminautes… Et comme dit Domi… Je vais bien, tout va bien !
Je viens de me régaler en relisant « Pour faire le portrait d’un oiseau ». Prévert l’a dédié à Elsa Henriquez, qui, dit-on, l’a inspiré et illustra ses écrits.
Alors, j’ai écris ce poème… Pour un ami, hors des communautés des blogs que je fréquente… Et pour la communauté « des passeurs de mots », communauté où il fait bon lire…
D’abord un souvenir qui prend beaucoup de temps, Un chapeau oublié sur des livres chagrins
… Un chapeau oublié sur des livres chagrins… (Photo de J.F.Duloir)
Une foule de mots qui ne pourra s’écrire Qu’en l’absence de l’autre, son oreille attentive. C’est l’imagination qui dérive vers le sud Où le soleil déjà à fuit à l’horizon Quand la pendule sommeille Quand minuit doucement Vient pour flirter avec le jour suivant… Ainsi, je le peindrai, pour un instant seulement Dans un fauteuil en cuir, accoudoirs usés Écoutant une messe, un requiem sublime Ou autre poème merveilleusement chanté. Et je le croquerais, de fusains, d’aquarelle
… Une perle de rosée délicatement posée Sur la rose douceur aux couleurs surannées… (Photo de J.F.Duloir)
Photographe gourmand des beautés naturelles Une perle de rosée délicatement posée Sur la rose douceur aux couleurs surannées Et à nouveau, des rimes pour embellir ses lignes Celles qui peuvent naître aux instants de bonheur Chaussons aux pommes tout chaud, dans la chanson Ou gavotte de la fontaine blanche, pour quelques pas de danse. Celles aussi de ses lignes, qui dans les jours chagrins Pleurent discrètement, tendant vers ceux qu’il aime
… Où mon ombre de brume propose mon épaule En un joyeux message aux mots doux et bien sages… (Photo de J. Lenne)
Où mon ombre de brume propose mon épaule En un joyeux message aux mots doux et bien sages. Alors dans un poème, j’achèverai l’histoire En capturant ses mots, qui porteront les miens Dans le ciel de ce soir, sur une lune noire Qui, comme la pendule qui ne dort pas encore Enjôle, tour-à-tour, la nuit, le jour…. Elle portera, ô mystère de la science Sur les ondes maléfiques qui portent tant de maux les paroles attendues : « Oui, merci mon ami, je vais bien ! ».