Le retour…

« Homme ou femme, quand on part affronter le monde, on n’a qu’une envie : rentrer chez soi pour y trouver la paix. »
John H.Clarke (1857-1945)

L'un des anniversaires en Poitou-Charentes
– L’un des anniversaires en Poitou-Charentes

J’ai eu tant de plaisir à rencontrer enfants, petits-enfants, sœur, amis… Mais je suis aussi si heureuse d’être là, chez moi…

Un autre anniversaire...
– Un autre anniversaire…

Le froid s’est installé chez moi pendant mon absence, et ma chaudière a juste permis à ma vieille dame (un clic!), de ne pas geler…  La mésaventure (un autre clic !) de l’an passé m’a servi de leçon ! 

Ce soir spectacle… A Fumel, on donne la 50ème de « CAFI », par la Cie les temps qui courent…  Mais cela est une autre histoire !

Voilà déjà une journée que j’ai démarré ce billet et l’atmosphère est devenue douillette…

Follette regrette un peu les radiateurs d’ailleurs et cherche à se blottir sur moi, tout le temps…

Ce matin il a plu.

Ce matin, je serais bien restée sous la couette, à écouter un petit air de jazz en feuilletant quelques magazines de décoration. Mais le devoir m’appelle, AG associative…

Ce matin, la vie, ma vie reprend son cours, comme je l’aime…

A bientôt…

 

Image du Blog vanille63.centerblog.net
Source : vanille63.centerblog.net sur centerblog

Dans l’air du temps…

Le vent domine chez moi depuis deux jours… Une fuite d’eau dans le toit… Il est temps de penser à re-couvrir cette bonne vieille dame d’une nouvelle couverture ! Cet été, si tout va bien !Alors un seau en permanence recueillera les larmes du ciel, pour ensuite les verser sur mes plantes vertes…

Il n’y a pas d’inquiétude à avoir, l’endroit n’est pas stratégique et ne risque pas d’abîmer autre chose qu’un sol de ciment avec une évacuation extérieure ! Ouf ! 

Le ciel comme une vision de l'au-delà...
Le ciel comme une vision de l’au-delà…
J’ai reçu cette jolie vidéo, mélancolie, qui sied si bien à l’automne… A notre état d’âme… 

Alors, juste pour le partage, pour dire aussi que je ne suis pas seul(e) à ressentir ces choses qui font aller mal, ces instants d’abandon, cette nostalgie des moments heureux où les êtres aimés étaient encore parmi nous… Je pleure mon enfant, et ma petite fille, je pleure mon père, mes beaux-parents, d’autres familiers, des amis…

Comme beaucoup d’entre nous, d’entre vous je suis en manque d’eux, parfois un grand creux à l’intérieur me dévore, me diminue, le vide m’habite…

Mais, je connais chacun d’entre eux, je sais qu’ils ne souhaiteraient pas que je reste ainsi, alors je me raisonne, je parle d’eux, et ils vivent à nouveau au travers de mes mots, mes rires, ils assistent à chacun de mes pas, vers eux…

Je me raconte et le fais malgré la gène dans vos yeux et vos sourires de compassion. Qu’importe ! Vous êtes une écoute amicale, une oreille attentive et pour cela, merci.

... Moi en rêve j'ai vu Eblouissante et nue Son âme qui dansait Bien au-delà des nues Et qui me souriait...

Moi en rêve j’ai vu
Eblouissante et nue
Son âme qui dansait
Bien au-delà des nues
Et qui me souriait…

Après une longue absence… (point d’interrogation)

« Reconnaître après une longue absence la rue, la route, le village, la maison, c’est connaître à nouveau la satisfaction d’avoir une maison… »
Harold Borland (Hal Borland) (1900 – 1978) Écrivain américain

couverture  réédition lorsque meurent les légendes - Gallimard
Couverture réédition lorsque meurent les légendes – Gallimard

Cet écrivain a écrit un roman qui peut bien illustrer son propos : « When the legend die » que l’on traduit par « Lorsque meurent les légendes ». C’est l’un de ses romans écrit en 1963. Il a été réédité en 1996 chez Gallimard.

Un film de Stuart Millar, empruntant le même titre, reprend une partie du roman. Les acteurs principaux sont : Frederic Forrest, Luana Anders, Richard Widmark et Vito Scotti. Autre époque, autre lieu, mais pour le héros indien, un retour aux sources, même si c’est dans sa réserve… Je ne vous en dis pas plus !

C’est courageux de savoir revenir vers sa maison… A une époque, nos enfants étaient pressés de quitter le foyer, pressés de « vivre enfin », de voler de leurs propres ailes. Certains ont réussi et tant mieux !

Un toit sur sa tête
Un toit sur sa tête

D’autres ont échoués… Combien reviennent, osent revenir chez eux ?… Combien sont accueillis, combien sont rejetés ? L’échec combiné au rejet… Imaginez la suite…

Aujourd’hui, mon humeur est grise et je pense à ces jeunes sans foyers et aux sans abris en général… L’automne les accueille avec encore, soleil tiède et nature généreuse. Mais dans les villes ?
Qu’ont-ils dan la tête ? Les souvenirs d’un foyer ? D’une vie heureuse ? Je connais quelqu’un qui en sait un peu plus que moi… Vous connaissez Pascale-Madeleine ? Non ? Alors faites un p’tit tour chez elle

Bandeau blog de Pascale Madeleine
Bandeau blog WordPress de Pascale Madeleine

Belle journée !

 

Chez la vieille dame ma maison, la vieille chambre…

Dialogue avec la vieille dame…

En juin, l’an passé, je te demandais 
Si tu étais contente de tes nouvelles baies…

L'abat-jour fuschia, couleur en attente
L’abat-jour fuschia, couleur en attente

« Alors, ma vieille amie, que dis-tu ?
De ces nouvelles baies, qu’en penses-tu ?
Je te laisse, envers et contre tout,
Tes volets de bois peints en bleu doux. »

Aujourd’hui, tu l’as vu et ressenti aussi,
J’aborde le dedans qui lui aussi a vieilli…

Alors hommage à Francine, qui chez moi est venue
Avec outils et pinceaux, rajeunir et mettre à nu
Les murs de la chambre ou dans mon lit j’aime à rêver
Et sur le sofa prendre un livre et très loin m’absenter…

Je soupçonne ma cadette, de savoir parler aux murs…
– Vous souriez ? … Mais, au sens propre, bien sûr !

Car soigneuse, minutieuse et caressante
Elle sait s’y prendre et je deviens obéissante.
Et alors, trop heureuse de te voir rajeunir
Je gratte et ponce et peins avec sourire.

J’ai donc choisi pour toi, un joli camaïeu
Que l’on nomme « fleur de sel ». Très soyeux…
A tes murs que certains avaient souillés
Nous avons restitué la noblesse du passé.

Les meubles désuets, de famille, eux aussi,
Du ton le plus soutenu, ont été embellis.
Reste plus aujourd’hui qu’à animer la gamme
De notes colorées, personnelles et de charme…

Je te livre en vers, lecteur fidèle, un coin d’intimité
Ecris sur la terrasse en buvant mon café…
Et toi, chère vieille Dame qui abrite mes songes…
Je devine ta joie… En fait, point de mensonge :

... Et je deviens faunesse
… Et je deviens faunesse…

Tu lis en moi grâce à mes pensées, mes rêves
Que filtre encore ta robe neuve, sans trêve…
Tu restitues aussi des fragments de ta jeunesse
Qui s’insinuent en moi. …Et je deviens faunesse…

Douce journée dans les brumes naissantes des premiers jours d’automne !