Pause poétique et pause tout simplement

 Quelques moments de pause… pour mieux s’enrichir d’images et d’écriture… Et avant de vous quitter, en partage, l’un de mes automnes préférés….

automne

L’Automne

Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire,
J’aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d’attraits,
C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

2014-11-12 16.43.35

Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d’un regard d’envie
Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui !

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L’air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d’un mourant le soleil est si beau !

Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?

Peut-être l’avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j’ignore
Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu ? …

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu’elle expire,
S’exhale comme un son triste et mélodieux.

Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques

automne 2

Moment de tristesse, au delà du pays des rêves… Adieu le Guyr !

Juste une information, si certain l’ont lu, connu, aimé, rencontré…

Un érudit, poète qui avait disparu de l’horizon… Je ne savais pas pourquoi… Le web ne nous donne pas toujours de réponse !

Alors je ne suis qu’un relai dans ce monde virtuel ou « slider » n’est pas encore le quotidien pour beaucoup.

Désolée de partager un chagrin aujourd’hui…

Adieu le Guyr !

 

03762bc7f346364631fe6b07ff7ce9ec

 

 

 

A découvrir en cliquant sur son ancienne image de « profil » ses dernières volontés… Merci à Catelin de les respecter !

Tu nous manques le Guyr…

L’oiseau nuage, vision éphémère…

Ma participation sur la communauté “les passeurs de mots“… administrée par EvaJoe…
Le thème du mois de Janvier : La plume et l’mage

J’ai cherché l’image d’une plume ou d’un nuage…
J’ai choisi celle-là, qui vit légère en mon cœur,
Je vous offre l’oiseau niché au creux des nuages
Qu’un instant j’ai fixé et qui finit… Vapeur…

L'oiseau nuage
– L’oiseau nuage

As-tu besoin de plumes pour t’envoler l’oiseau ?
Je te vois si léger, voler si haut, si haut…
D’aucuns diront que je t’ai inventé
C’est que leurs yeux ne voient plus que le laid…
Léger, tes grandes ailes déployées
Tu domines le monde sans jamais déranger.
Et comme ces nuages ou tu vas te dissoudre
Ce ciel inflammable où réside la foudre
M’attire et à la fois, me remplit de frayeur.
Le nuit vient, je reste seule avec mes peurs…

Le ciel inflammable...
Le ciel inflammable…

Pas d’inspiration… J’espère que je ne suis pas hors sujet ???

Beau week-end amis poètes et passeurs de mots !

Duras, château et vin près de chez moi…

Je viens de redécouvrir ce poème écrit il y a quelques temps sur un autre blog…
Celui-ci (Le blog de la Dame de Ladignac) vient de rejoindre apln et l’annuaire pour les nuls.(Voir rééditions de quelques articles en attendant d’autres découvertes…)
Une grande envie de partage pour vous faire découvrir ma région où l’Histoire se mêle souvent à la gastronomie…

Il était une fois…

Un château sur le toit d’un monde, le pays d’un vin fameux
Le Duras, qu’un palais de chair, trouvera capiteux.

- L'entrée du château de Duras
– L’entrée du château de Duras

Le palais de pierre, quant à lui, cinq siècles durant
Abrita au fil du temps, grands et petites gens.

 Tour à tour, au gré de l’Histoire, français, anglais
Rarement château et famille, marqua tant sa contrée.

Une terre autour tant et tant travaillée
Que vignerons, paysans et manouvriers

- Sur le toit de ce monde... Paysages façonnés...
– Sur le toit de ce monde… Paysages façonnés…

En sont réellement les maîtres. Hommage donné
A ceux, qui au fil des ans, la campagne ont façonné.

Les pans de ma robe ont frôlé ces pierres
Que d’autres avant moi ont usées.

Mettre mes souliers dans leurs traces
M’émeut plus qu’admirer miroir ou belle glace…

- Sur la margelle des puits, mes doigts se sont posés...
– Sur la margelle des puits, mes doigts se sont posés…

 

Sur la margelle des puits, mes doigts se sont posés
Fermant les yeux, j’ai senti, le rugueux de la corde posée.

Un instant, dans la chambre aux secrets
J’ai entendu murmurer les servantes et valets.

 Ma boite à images chargée, j’ai repris le chemin
De mon village caché où je me sens si bien.

Passants et visiteurs, je vous offre quelques vues
Je garde ici l’arôme délicat de ce vin que j’ai bu.

Une porte du château, en clair-obscur... Juste pour le plaisir...
Une porte du château, en clair-obscur… Juste pour le plaisir…

A vous de découvrir château de pierre, vin délicieux
L’esprit des lieux, les voix d’antan, ces biens précieux,

Que paysans et villageois, embellissent et maintiennent
Pour témoigner de leur histoire, un maillon de la chaîne…

 Première publication le 5 octobre 2012 par ladamedeladignac

D’un autre temps…

Chuchotement de l'amour - William-Adolphe Bouguereau
Chuchotement de l’amour – William-Adolphe Bouguereau

Je ne peux pas aller rejoindre mon aimé
Car il pleut tant et tant que je ne verrais rien.
Je ne peux entrevoir, là-bas, les saules penchés
Sur l’onde, effleurée par les âmes qu’elle retient.

Dans ma prime jeunesse, j’allais m’y promener
Sous l’œil bienveillant de ma tendre maman.
J’y rêvais sur le banc, mes jupes ramassées,
Dans mes cheveux simplement, la chanson du vent.

Mes rêves étaient peuplés de princes et de seigneurs
Comme dans le conte ancien de la belle et la bête…
Mendiante, jeune fille prisonnière ou jeune sœur
J’étais l’une d’entre-elles, sans vivre de malheurs…

 …

Aujourd’hui, j’ai quinze ans j’ai fui mon maître.
Père a rejoint les âmes dans l’onde bouleversée
Mon cœur lui s’est vidé, et empli de mal-être
Figé sur le tableau d’une enfance achevée.

Au désespoir, j’allais sur les rives de l’étang
Chemise de nuit blanche, j’entrais dans les flots,
Pour en finir avec ce monde inquiétant.
Mes yeux pourtant, trainaient vers les si blancs bouleaux…

Je faillis un instant…Froid… Mes yeux s’entrouvrant,
Les bras puissant d’un homme me soulevaient des eaux.
Sur la berge, il me pose et effleurant ma joue,
Y pose, un baiser et me dit quelques mots…

Sa voix réveille alors mes souvenirs d’enfants
De gaies balades, de tendres confidences,
Auprès des enfants, des amis, des parents
Venant chaque année dans notre résidence.

Mon cœur, de toutes ses forces, saisit l’instant.
Et mon doux compagnon, devint mon chevalier…
C’est lui que j’attendais, dans mes contes d’enfant !
Et bientôt pour la vie, tous deux nous serons liés.

Mais je ne peux aller rejoindre mon amant
Car il pleut tant et tant .Dois-je être inquiète ?
J’ouvre grand mes volets, le vent porte son chant !
Alors je suis en paix. Il est sous la gloriette…

(Joëlle Willems-Lenne – 2013)

Au bord du ruisseau...
Au bord du ruisseau… – William-Adolphe Bouguereau