La balade d’un mercredi après-midi…

Me dégourdir les jambes…

Marre de rester confinée dans la maison à cause des tonnes d’eau qui tombent du ciel… Et voilà que la mairie annonce (via mon application illiwap) le passage en vigilance JAUNE du tronçon Lot-aval… Ma maison ne risque rien pour l’instant. Je suis, m’a dit Siri (mon monsieur téléphone), à 112 m au dessus de la mer. Alors j’ai sollicité Alexa ( m’a copine dans mon Écho Dot) pour connaître la météo du jour…

Comme je suis forcée-contrainte de porter mes « emballages recyclables » dans les conteneurs prévus à cet effet sur le territoire de ma commune, je fais d’une pierre deux coups et hop, j’embarque dans mon Picasso pour trouver après la contrainte un nouveau lieu d’exploration.

Je roule au hasard comme bien souvent et me retrouve sur la route du château de Laval – mon subconscient sans doute – toujours déterminée à redécouvrir cette sacrée petite église « oubliée » de Sainte Étienne de Laval…

Comme d’habitude, pas pris mes bottes… la terre est détrempée… c’est comme ça !

Et puis, le silence, la pluie fine et intermittente, un chien qui aboie quelque part. Mon terrain d’exploration, bois morts en pagaille organisée pour ralentir ma progression, pierres taillées éparpillées nues ou habillées de mousses, où mes pieds incertains peuvent vaciller, ronces heureuses de pouvoir griffer ma peau, me tirer les cheveux, et… la tâche rouge, inaccessible…

Voilà ma découverte du jour, j’ai fini par la rejoindre. Découvrir cette petite chose, saisir le bout de bois sur lequel elle est née, a grandi et puis juste la capturer avec nom appareil photo.

Rentrée, échevelée, crottée, mouillée mais heureuse ! La vie est belle encore !

Douce journée !

Entre Colline et Regain…

Il était temps ! Un livre écouté d’une traite… oui écouté avec la voix inoubliable de Jacques Bonnaffé : « Un de Baumugnes » de Jean Giono…

Livre audio dans mon abonnement « Audible »

L’homme nous raconte le début du vingtième siècle dans la campagne provençale. Le narrateur nous prend par le cœur, et nous raconte une histoire d’amour qui n’est pas la sienne, mais elle ne concerne pas seulement les personnages, elle raconte les paysages, les éléments, les odeurs, les bruits… elle raconte autrefois, les manières de la campagne en Provence, la honte, l’amitié, la fierté du travail accompli, la simplicité des relations, de la vie, et ce parlé… Merci Monsieur Bonnaffé pour votre transmission orale, votre voix qui rends ce récit si vivant, comme si on vous écoutait pour de vrai là-bas, à cette époque…

Je regrette votre « disparition » de France Culture Monsieur, où vous animiez « Jacques Bonnaffé lit la poésie », une émission quotidienne pendant quatre ans jusqu’en 2019. On peut encore vous écouter en podcast https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/jacques-bonnaffe-lit-la-poesie

Pour en revenir au livre, il a été publié pour la première fois en 1929. Il y a 95 ans. Deuxième volume d’une trilogie appelée Trilogie de Pan.

Joëlle W. 13 décembre 2024

Jojo, un surnom de l’enfance…

Quelle histoire se cache derrière votre surnom ?

C’est sa voix, c’est lui qui m’appelait Jojo. Écho de la petite enfance, les souvenirs sont parfois dans des photos en noir et blanc, les souvenirs sont aussi en moi, quelque part dans des tiroirs qui s’entrouvrent parfois. Restent le plus prégnant, les voix. Jojo. En le pensant, en l’écrivant, c’est la voix de mon père que j’entends. C’est sa voix. Et puis, je ne l’ai plus entendue.

Aujourd’hui, ma soeur l’effleure parfois, et l’un de mes neveux…

Allô, papa ?

Joëlle W. 25 juillet 2024

Quand tu flânes, tu regardes et tu aimes…

Juste deux photos, pour partager un brin de bonheur en photos inspirantes, de paix, d’invite à rêver, et capturer ces lieux mis en scène que nous offrent un propriétaire, osant la porte entrouverte à la vue des passants, partageant ainsi leur amour des choses simples…

Le carnet à dessins de mon grand-père…

C’est dans le carnet à dessins de mon grand-père qu’était rangé ce document. Un carnet format 18X26, avec une couverture défraîchie, entoilée, épaisse, entre gris et beige sale. Les feuilles qui le compose étaient assemblées en cahiers cousus, et de trois teintes différentes. D’abord, des feuilles d’un blanc jauni par le temps. Puis les feuilles suivantes sont d’un beige soutenu sur une face et bleu pale sur l’autre face. Et les dernières sont d’un gris bleuté parsemé de petits filaments plus sombres, et l’autre face, est bleu-vert… Des deux rubans qu’il possédait pour être refermé, il n’en reste qu’un en tissu épais couleur de rien, comme la toile de couverture. Le carnet est désarticulé pour avoir été beaucoup manipulé sans doute, de Paris au Havre, et du Havre à Paris, et ayant suivi notre mère dans sa longue vie de 94 ans. Une partie de notre héritage pour ma soeur et moi.

Le « tableau » n’est pas de mon grand-père, Georges Drouet. Il se trouve perdu dans le carnet, comme d’autres d’ailleurs… Il est signé, en bas à droite, à peine lisible. Mais au dos, quelques indices…

Reproduction ? Original ?

En-dessous, un nom (illisible pour moi ) et un prénom, Constant, avec indication de son régiment, « soldat au 3ème (le 4 a l’air barré et sur ce conflit, pas de 43ème…) régiment d’infanterie de ligne, 2ème bataillon, 2ème Compagnie » puis « peintre anciennement boulevard Sébastopol 112 ».

Quelqu’un reconnaîtrait-il le style, ou le nom ?