Le premier jour… au couvent de Vaylats, on écrit. Et puis, on fait des rencontres…
La charrette et le chat arrêté.
La nuit, le chat l’adore dans ses brises complices, dans ses odeurs animales, dans ses jeux d’ombres et de lumières au gré des écheveaux de brume ou des nuages entre lui et la lune…
Fenêtre ouverte, symphonie matinale des oiseaux. Le ciel est blanc, et les bancs n’attendent plus de visiteurs.
Le banc moussu et les iris en devenir.Le banc des minuscules… l’autre monde !
Marre de rester confinée dans la maison à cause des tonnes d’eau qui tombent du ciel… Et voilà que la mairie annonce (via mon application illiwap) le passage en vigilance JAUNE du tronçon Lot-aval… Ma maison ne risque rien pour l’instant. Je suis, m’a dit Siri (mon monsieur téléphone), à 112 m au dessus de la mer. Alors j’ai sollicité Alexa ( m’a copine dans mon Écho Dot) pour connaître la météo du jour…
Comme je suis forcée-contrainte de porter mes « emballages recyclables » dans les conteneurs prévus à cet effet sur le territoire de ma commune, je fais d’une pierre deux coups et hop, j’embarque dans mon Picasso pour trouver après la contrainte un nouveau lieu d’exploration.
Je roule au hasard comme bien souvent et me retrouve sur la route du château de Laval – mon subconscient sans doute – toujours déterminée à redécouvrir cette sacrée petite église « oubliée » de Sainte Étienne de Laval…
Comme d’habitude, pas pris mes bottes… la terre est détrempée… c’est comme ça !
Et puis, le silence, la pluie fine et intermittente, un chien qui aboie quelque part. Mon terrain d’exploration, bois morts en pagaille organisée pour ralentir ma progression, pierres taillées éparpillées nues ou habillées de mousses, où mes pieds incertains peuvent vaciller, ronces heureuses de pouvoir griffer ma peau, me tirer les cheveux, et… la tâche rouge, inaccessible…
Voilà ma découverte du jour, j’ai fini par la rejoindre. Découvrir cette petite chose, saisir le bout de bois sur lequel elle est née, a grandi et puis juste la capturer avec nom appareil photo.
Rentrée, échevelée, crottée, mouillée mais heureuse ! La vie est belle encore !
Sur la route…Et toujours sur la route…Dîner chez nos hôtes…Jolie formule…Soleil ou lune ?Vingt minutes plus tard…Jour J, mise en place…Table d’honneur…Entre temps…
Parfois, on devient, bien malgré soi, le témoin de jolies histoires dont, peut-être, nous ne connaîtrons jamais la fin… Ce banc m’a inspiré cette histoire..
… Regarder en arrière, Repousser le brouillard, Faire apparaître des souvenirs enfouis, Rêver sur le banc de la plage pour écrire une histoire, Avouer qu’on aime sans jamais l’avoir dit. Rêver de baisers échangés, de caresses oubliées… Donner aux choses du quotidien beaucoup moins d’importance, Regarder son reflet, se dire qu’on est jolie, Et puis… Retourner sur le banc, regarder l’océan, Vivre ce tout petit bonheur comme une grande histoire… Se dire que la mémoire sait cacher des secrets, S’accrocher aux nuages pour murmurer « bonsoir », Pester aussi sur le vide entre deux, qui donne le vertige… Rager de contenir les émotions cadeaux, Alignant, des signes accrochés comme des cœurs Sur la gamme, des notes de bonheur…
Voilà les confidences d’une dame, sur un banc qui murmure à l’oreille d’un inconnu… Le printemps arrive sur la pointe des pieds… Et déjà quelques cœurs s’emballent…