La maison n’est pas simplement…

« La maison n’est pas simplement l’endroit où nous dormons, c’est l’abri sous lequel nous réfugions nos âmes »

Alexandra Stoddard (née en 1941), Décoratrice d’intérieur

La cheminée principale

 Jolie pensée philosophique, non ?  Une des raisons qui me fait aimer les vieilles demeures…Lorsque l’on y pénètre, parfois on ressent quelque chose, bien-être ou mal-être.. Mais cette sensation nous fait dire, « Cette maison, elle a une âme !« . Oui, elle est, elles sont habitées par l’esprit de ceux qui ne sont plus. Non ! Elle n’est, elles ne sont pas hantées, c’est pas ce que je veux dire, c’est que dans l’espace de vie, les pensées, idées, sensations, etc. ont été « absorbées » par les murs, les sols et les plafonds. Cela vibre et nous percevons plus ou moins fort, ces vibrations, qui, elles aussi, traversent le temps…

la grange merveilleuse
la grange merveilleuse

Restez attentifs quand vous visitez vos amis, ceux qui vivent dans ces bâtiments qui ont traversés les âges… Rien ne sera plus pareil…

Belle semaine !
 (Eléments du château de Pérricard – Eté 2013) 

… Je suis persuadée que je le savais…

« … Je suis persuadée que je le savais déjà alors. Je le savais comme…
Lorsque l’on aperçoit une certaine maison dans un certain paysage et que l’on se dit : oui, elle est pour moi, et c’est là que je veux vivre. »

Anita Sibrone (née en 1947)
Ecrivain américain

A la lisière du bois, je la vois, posée au flanc de la colline...Rien trouvé sur cette dame… Mais j’ai aimé cette phrase qui dit bien ce que j’ai ressenti lorsque j’ai découvert ma maison…

Cette « vieille dame » comme j’aime à l’appeler. Elle vit depuis 215 ans. Une jolie découverte il y a quelques années, au dessus de sa porte après avoir nettoyé le crépis… J’ai imaginé cet homme, fier de son ouvrage de bâtisseur, tailler, un peu maladroitement la date, 1797. La Révolution, la grande Révolution avait eu lieu seulement 8 ans auparavant…Il taille aussi une croix au dessus de la date. La croix protectrice, celle du Christ, celle de la religion catholique qui rythmait la vie d’alors.  Un grand chemin non loin, à quelques enjambées, passe là, allant de Libos à Penne d’Agenais. Tout autour de la maison bois et taillis. Il faut défricher, percer un puits, planter et espérer une bonne récolte… 

Au levant, la plaine, le Lot. Au couchant, la colline boisée et giboyeuse. Voilà. Il s’installe avec femme et enfants. Une nouvelle vie d’homme libre !J'imagine cette homme, tailler maladroitement la date, 1797...

 Je reviendrais vous murmurer la suite… Belle journée malgré la pluie !